Catching my breath in the world’s highest city, Litang

4014 m. That’s what you reach when you arrive in Litang, a small city isolated in the Tibetan plateau. Dust coloured houses, huge flat plain surrounded by blue-grey mountains and tree-deprived hills. The Tibetan culture is at its strongest. People are incredibly religious, all of them carrying their prayer beads or rotating their small prayer wheel. The temple seems to be the social centre of the city, a place always packed with people, especially in the morning. As you enter, there is always someone to show you the way, tell you which direction you have to rotate around the prayer wheel, or make some space for you to walk ahead of them. You can then sit down outside, next to groups of men chatting and greeting every new person who walks in. I found The Tibetans extremely stylish, with their cowboy hats, dark skin, and leather or fur jackets. They are all quite tall, and you can see that they have been living in rough conditions for centuries.

4014 m. C’est l’altitude que l’on atteint en arrivant à Litang, une petite ville isolée dans le plateau tibétain. Des maisons couleur terre, une plaine immense entourée de montagnes grises et parfois bleues ou de collines dénuées de tout arbre. La culture tibétaine y est tellement forte. Les gens sont extrêmement religieux, ayant toujours sur eux leur chapelet ou petite roue de prière, qu’ils font tourner d’un léger movement de la main, comme une habitude. Le temple semble être le centre social de la ville, un endroit toujours remplis de gens, particulièrement le matin. Lorsqu’on s’y rend pour le visiter, il y a toujours quelqu’un pour vous guider, vous indiquer dans quel sens tourner autour de la roue de prière ou pour vous faire de la place pour marcher devant lui. On peut ensuite s’asseoir à l’extérieur, à côté de groupes d’hommes qui discutent et adressent quelques mots bienveillants à chaque personne qui entre. Je trouve que les Tibétains ont énormément de style, avec leur chapeau de cowboys, leur peau bronzée et leur veste de cuir ou de fourrure. Ils sont tous très grands, et on peut voir qu’ils vivent dans des conditions extrêmes depuis des siècles.

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They were really interested in us, and especially the camera. One guy wanted to take a picture of me, and it took me several minutes to show him how to hold my camera, where to look, where to press. But he eventually made it!

Ils étaient très curieux de nous voir assis à côté d’eux, et surtout par mon appareil photo. Un d’eux a voulu me prendre en photo avec mon appareil, et ça m’a pris plusieurs minutes pour lui montrer comment le tenir, où regarder et où appuyer. Mais finalement, il a réussi !

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The monastery, as usual, dominates the city and offers surreal views of the surroundings.

Le monastère, comme souvent, domine la ville et offre des vues surréalistes sur les paysages autour.

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One thing that most foreigners are curious about when coming to such Tibetan areas are sky burials. I wasn’t too sure if I wanted to see that. The land, being so hard, as well as frozen half of the year, makes burials impossible in this region. So following the Tibetan Buddhism thinking, the body, being just the “vessel” of the soul and therefore not representing much once the person is deceased, is offered to vultures. The cycle of life. The ceremony takes place on a holy land, and vultures gather there early in the morning knowing what’s to come.

Une des choses que les étrangers sont curieux de voir lorsqu’ils se trouvent proche du Tibet sont les enterrements célestes. Le sol, étant tellement dur, en plus d’être gelé la moitié de l’année, rend les enterrements impossibles dans cette region. C’est pourquoi, suivant la pensée du Bouddhisme tibétain, le corps, n’étant que le “moyen de transport” de l’âme et ne représentant plus rien une fois que la personne est décédée, est offert aux vautours. Le cycle de vie. La cérémonie se déroule sur une colline sacrée, et les vautours s’y rassemblent tôt le matin sachant ce qu’il va s’y passer.

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Men, excluding close friends and relatives, bring the body there and leave it for the birds, after cutting the body in parts. This is to me quite a disturbing idea, but from the distance (required if you want to be respectful) you cannot see anything, which I was quite happy about. 20-30 mins later, nothing is left, and the men go back and gather around a fire, drinking hot tea. As we left, I was still confused about what we just witnessed.

Les hommes, à l’exception des amis proches et de la famille, amènent le corps ici et le laissent aux oiseaux, après l’avoir coupé en morceaux. Je trouve cette idée plutôt dérangeante, mais avec la distance (obligée s’il on veut rester respectueux) on ne peut rien voir, ce qui m’allait très bien. 20-30 min plus tard, il ne reste plus rien, et les hommes se rassemblent plus loin pour se réchauffer autour d’un feu, une tasse de thé fumant à la main.

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We decided to climb the hills behind the monastery, only 500m, but reaching 4500m, I could really feel the lack of oxygen, and my muscles not being able to do something that would have been easy at a lower altitude… But when you reach the top, covered with prayer flags, and look at the view behind you, you suddenly forget that you had to suffer a bit!

Nous décidons ensuite de monter sur les collines derrière le monastère, seulement 500m, mais en atteignant 4500m, je pouvais vraiment sentir le manque d’oxygène, et mes muscles avaient du mal à faire quelque chose qui aurait semblé facile à une altitude plus basse… Mais lorsqu’on atteint le sommet, couvert de drapeaux de prière, et qu’on regarde la vue derrière nous, on oublie tout à coup qu’on a dû souffrir un peu !

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On the last day, we rented a motorbike to drive into the mountains opposite the city. It was like being on a another planet, a land of stones, with huge dark clouds that seemed so close to our head. The temperature dropped as we reached the highest point (surely above 5000m). The way back was quite an adventure, under slight but glacial rain, with a broken motorbike that was going down freewheel and that we had to push when the road was going up, and that we ended up lifting up into an old truck that we stopped on the road to carry us for the last few kilometres before going back to the city. As we got back to the hostel, me shivering with cold, the old lady from the reception took us into her house, to get ourselves warm on her wood-burning stove. She made me drink litres of hot water, gave me her fur coat, put mine to dry, and we had some surprising conversations where she wouldn’t make any sound, but graciously gesture a whole story. Such an unique moment, the kind that stays in your memories for life…

Le dernier jour, nous avons loué une moto pour conduire dans les montages en face de la ville. On avait l’impression d’être sur une autre planète, une terre de cailloux, avec des énormes nuages noirs qui avaient l’air si proches de notre tête. La température descend sensiblement lorsqu’on atteint le point le plus haut (sûrement au dessus de 5000m). Le retour était plutôt éprouvant, sous une pluie fine mais glaciale, avec une moto en panne qui descendait en roue libre et que l’on devait pousser dans les montées, et que l’on a finit par hisser dans un vieux camion que l’on a arrêté sur la route pour nous transporter pendant les derniers kilomètres avant d’atteindre la ville. En revenant à l’hotel, me voyant grelotter de froid, la vieille dame de la réception nous a emmenés dans sa maison, pour qu’on se réchauffe devant son poêle à bois. Elle nous a fait boire des litres d’eau chaude, m’a donnée son manteau de fourrure, mis le mien à sécher, et on a pu tenir une étonnante conversation où aucun son ne sortait de sa bouche, mais où elle arrivait à exprimer toute une histoire en faisant des gestes gracieux. Un moment tellement unique, de ceux qui restent en mémoire pour tout une vie… 

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3 thoughts on “Catching my breath in the world’s highest city, Litang

  1. Chère Lauriane
    Tes rendez-vous (auxquels j’étais toujours en retard), m’ont beaucoup manqué! Mais j’ai eu des news par tes parents, tu es maintenant avec Sam (c’est bien son nom?) à Ushuaia, et nous nous verrons bientôt!
    Alors savourez bien vos derniers jours de ce merveilleux voyage
    Je viens juste de regarder ces photos du Tibet… de vrais bijoux! j’ai bien fait de les garder pour les savourer, tes commentaires sont de véritables perles. Un bonheur!
    Merci
    Tendresse et baisers
    Anne et Luc

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